as far as Création 2007

           

 

 

Conception / Choreography : Alban Richard
Lights creation: Valérie Sigward
Music creation: Laurent Perrier
Costumes : Corine P
etitpierre
Choreographic assistant: Daphné Mauger
Performers : Cyril Accorsi, Mélanie Cholet, Max Fossati, Laurie Giordano, Läetitia Passard.


as far as will use, sabotage, pirate a single danced sequence

In “as far as”, a sequence elaborated based on film extracts dealing with a body in panic is distilled in space. Subjected to the programmed return of this timed sequence, the five dancers engage in a struggle to last. Their contours cancel each other out as the intensity increases. Strange facial expressions, battlefields and constellations of actions emerge on stage, while the theme relentlessly tries to endure the transformations... as far as... possible


Le spectacle, le ballet pourrait-on dire, d'Alban Richard est plus, voire carrément évident. Pour trois danseuses et deux danseurs, As Far As, nouvelle création de la compagnie, est une chorégraphie fleuve, abondant en entrées et sorties par le côté cour de la scène. Tout est embarrassant : les corps nus tout d'abord, qui se vêtissent ensuite comme pour un strip-tease à l'envers avant de s'effondrer dans des spasmes. Assez maladroites aussi, les tentatives de se dresser. Répétitive, l'écriture ne laisse aucune porte de sortie, d'autant plus que les lumières sont implacables. La musique de Laurent Perrier est également un torrent dévastateur, une coulée. Aucun des cinq danseurs n'y résistera. Au finale, les individus ne sont plus que des corps pétrifiés glissés dans des robes de cendre. C'est assez beau.
par Marie-Christine VERNAY, mardi 8 mai 2007


Alban Richard: passage au noir, Un soir ou un autre, dimanche 6 mai 2007
Ils font leur entrée sur le plateau en courant, cinq ensemble, déja en état d'urgence. Est ce pour cela que l'on ressent, spontané, comme une évidence, le sentiment d'assister à un évenement fort et singulier? Etat de chocs. Direct. Etats medium émotionnels soulevés par la force de l'évidence et corps déja projetés au paroxysme, comme par electrochoc, sans prudente transition. (...)D'une répétition l'autre, dans la lutte s'épuisent les corps, les lumières se rassemblent au centre et faiblissent, les mouvements se ralentissent pour changer de signification, peut être vaincus dès le début. (...) Effets de mémoires subies, jamais surmontées par la raison ou la volonté, inévitables, de répétitions en répétitions? Les corps sont recouverts peu à peu, séquences aprés séquences, de pieces de tissu, comme par l'effet d'une contagion par le noir. D'abord tuniques courtes et incongrues qui laissent culs nus ou poitrines découvertes, puis vêtements complets, ensuite robes comme cléricales aux étoffes qui se froissent, enfin au pire visages masqués. Lumières crépusculaires, absorbées par un noir funèbre. Agonies solitaires qui s'agitent encore, aveugles, prés de la paralysie. Faute- imagine-t-on- qu'il n'y ait jamais eu rencontres entre eux, qu'ils puissent résister ensemble. Survivent les faibles ombres des mouvements du début. Seuls survivent les souvenirs de leurs gestes qui agitent les robes noires.
(http://unsoirouunautre.hautetfort.com/archive/2007/05/05/ablan-richard-as-far-as.html)

 

Production : ensemble L’Abrupt
Coproduction : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Arcadi (Action Régionale pour la Création Artistique et la Diffusion en Île-de-France), Centre national de la danse (Pantin) – création en résidence
Avec le soutien du Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort, de la DRAC Île-de-France – ministère de la Culture et de la Communication pour l’aide aux compagnies et de l’Association Beaumarchais

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