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Luisance
Interprètes : Céline Angibaud, Laurie Giordano
Musique : Johann Sebastian Bach, "O Haupt voler Blut" BWV 244
Transcriptions et arrangements par Léopold Stokowski
Enregistrements de 1936, Léopold Stokowski dirige le Philadelphia Orchestra (Maestro Célèbre History)
Lacis
Interprètes : Max Fossati, David Lerat
Réalisateur : Xavier Bäert
Musique : W.A. Mozart, Etude contrapuntique, K. 620 b pour deux violons, viole et violoncelle
Interprétée par François Goic (violon), Sylvie Dupont (violon), Luc Balestro (alto), Vincent Daguet (violoncelle) sous la direction artistique de Jean-Claude Dodin.
Loin du monde
Trois études de séparation : Lointain - Luisance - Lacis est un triptyque de duos; trois études d'une beauté sèche, entêtante, d'un lyrisme minimal. Trois "nocturnes", au sens musical, qui traite à la fois de l'érotisme, de la séparation et du fantomatique. Une pièce surannée qui nous emmène un peu plus loin du monde, vers des choses enfouies dans le soi, comme l'écho de situations oubliées dans un espace disparu.
- Trois duos : homme/femme, femme/femme, homme/homme.
- Trois pièces chorégraphiques en lien avec une œuvre musicale :
Richard Wagner, Johann Sebastian Bach et Wolfgang Amadeus Mozart.
- Trois formes qui traitent toutes de l'érotisme : érotisme des cœurs / érotisme mystique / érotisme des corps.
- Trois partis pris jouant sur des clichés :
le difficile emboîtement pour le duo homme/femme,à la recherche de l'un perdu; les liens floutés entre mysticisme, érotisme et hystérie pour le duo femme/femme, et la relation purement physique pour le duo homme/homme.
L'érotisme est considéré dans ces trois propositions comme contemplation poétique.
Le travail s'est effectué sur l'idée et le principe de montage d'images isolées afin de créer un flux vivant; les positions labyrinthiques de Lointain, l'iconographie de la Salpêtrière et des saintes en extase de Luisance, le montage cinématographique de Lacis...
Il y a le choix dans toutes les pièces de montrer le passage du continu au discontinu ou du discontinu au continuet de travailler sur une dissolution des formes constituées. Alban Richard
Création de l'ensemble du triptyque les 21 et 22 novembre 2009 au Centre Chorégraphique National du Havre et de Haute-Normandie dans le cadre de Festival Automne en Normandie.
Ce spectacle bénéficie du soutien de la Charte de diffusion signée par l'ONDA, ARCADI, l'OARA, l'ODIA Normandie et Réseau en Scène - Languedoc-Roussillon.
Lointain et Luisance
Production : ensemble L'Abrupt
Coproduction : Le Forum du Blanc-Mesnil avec le soutien du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
Lacis
Production : ensemble L'Abrupt
Coproduction : Le Forum du Blanc-Mesnil avec le soutien du Conseil général de Seine-Saint-Denis - Arts 276/ Festival Automne en Normandie - Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie
Avec le soutien du Triangle, Rennes/ Scène conventionnée danse pour le prêt de studio
Remerciements à Jean-Claude Dodin, directeur de l'école nationale de musique de Blois.
L'ensemble l'Abrupt est soutenu par la direction régionale des Affaires Culturelles Ile-de-France / ministère de la Culture et de la Communication au titre de l'aide aux compagnies et bénéficie du soutien de Culturesfrance pour ses tournées à l'étranger.

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La nouvelle scène française
Ils bousculent les limites, rejettent les étiquettes : portraits d'une génération en pointe.
"L'élan et la posture, la chair et le concept...(...) L'un dans l'autre, les pièces d'Alban Richard trafiquent avec talent émotions et idées."
Jeudi 9 septembre 2010, Rosita Boisseau, Biennale de la danse
Le grand pari d'Alban Richard est surtout de s'être inspiré de figures qui appartiennent à la mémoire collective, et d'en avoir fait les raisons d'être de ce montage d'images isolées. Les fameux amants médiévaux renaissent à travers l'illusion théâtrale et les positions labyrinthiques de Lointain, tandis que les références à l'iconographie des hystériques de la Salpetrière et aux extases religieuses d'œuvres baroques sont l'âme du rituel de Luisance. Quant aux spectres de Lacis, ils en servent le matériau cinématographique inspiré des théories de Barthes et de Nadar.
De la recherche vaine de l'alter ego à la relation purement physique, tout est ici affaire de contemplation poétique et d'infini, pour alimenter une grande diversité de résolutions et se laisser aller à l'abandon.
Avril 2010
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La construction temporelle emprunte à l'écriture musicale: le canon y est autant le modèle que le motif, subtilement modulé: on suit ainsi chaque corps tout en regardant simultanément les deux. Des retards, des accélérations, des moments de conjonction apparaissent et disparaissent sans cesse. Le jeu subtil de l'oscillation continue, entre phase et déphasage que mènent les deux danseuses, crée des effets d'étirement et de contraction du temps d'une rare efficacité (...). Cette pièce d'Alban Richard offre une superbe cohérence, tant dans ses intentions que dans les moyens mis en œuvre, qu'il est nécessaire de saluer. Luisance, lumière incomparable, fait palpiter continument les intensités, signe leur existence, enfin les (re)met au monde...Rare, vraiment.
Edwige Phitoussi, juin 2009