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Les tréteaux de Maître Pierre 2009

Opéra de Manuel de Falla
Mise en scène et chorégraphie Alban Richard
Direction musicale Arnaud Petit

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1ère partie : Les Tréteaux de Maître Pierre
Livret : Manuel de Falla
Direction musicale : Arnaud Petit
Mise en scène/ chorégraphie : Alban Richard
Lumières : Valérie Sigward
Chef de chant : Jean-Yves Aizic
Chanteurs : Olivier Podesta (Maître Pierre), Florian Westphal (Don Quichotte), Maja Pavlovska (Le Truchement)

Avec l'Ensemble Erik Satie et des musiciens invités :
Arnaud Lehmann, Marianne Rivière, Cécile Bourcier, Marie-Pierre Lampin, violons
Sabine Brun, Aude-Marie Duperret, altos
Jérémie Maillard, violoncelle
Laurence Jordan, contrebasse
Christine Dresse, flûte
Jean-Marc Liet, Baptiste Gibier, hautbois
Marie-Christine Cabantous, cor anglais
Fabrice Villard, clarinette
Valérie Granier, basson
Bruno Fayolle, Stéphane Bridoux, cors
Michel Souleillet, trompette
Christophe Bredeloup, Benoît Masson, percussions
Jean-Yves Aizic, clavecin
Marianne Le Mentec, harpe

Film
Conception : Alban Richard/ Hop là ! nous vivons (Clédat/Petitpierre)
Images et montage : Yvan Clédat
Costumes : Corine Petitpierre
Lumières : Valérie Sigward
Interprètes (par ordre d’apparition) : David Lerat, Laurie Giordano, Max Fossati, Alban Richard, Corine Petitpierre, Angeline Derer, Marie Guéret

Don Quichotte et Sancho Pança assistent, dans une auberge d’Aragon en Espagne, à la représentation du théâtre de marionnettes de Maître Pierre. Un enfant commente l’action qui sera représentée sur les tréteaux. Don Quichotte, littéralement pris et emmené par l’histoire épique et amoureuse représentée en ce petit théâtre, en oublie qu’il ne s’agit que d’une représentation, et non pas de la réalité…….
« Les tréteaux de Maître Pierre » est l'une des plus belles œuvres du compositeur espagnol Manuel de Falla, qui fut l'ami de Picasso, de Stravinsky, de Ravel, de Poulenc... Créé en 1923 pour le salon de la Princesse de Polignac qui en était la commanditaire, la première représentation avait eu des parrains prestigieux, de grands artistes de l'époque contribuant qui à la fabrication des marionnettes, qui à la peinture du rideau de scène ou des décors...

Les tréteaux de Maître Pierre : une version ciné-concert 

- Les tréteaux de Maître Pierre ??? C’est quoi ??
- C’est un opéra de chambre où l’on rencontre Charlemagne, Don Quichotte et Mélisendra…
- Non, c’est un film muet accompagné par un orchestre et trois chanteurs, qui racontent une des plus belles histoires d’amour du monde…
- Pas du tout, ce n’est une tragédie qui se termine dans un bain de sang de marionnettes….
-??!!
 
Maitre Pierre projette son nouveau film cinématographique : l’histoire de Mélisendra et de Don Gaifferos.
Sur scène un orchestre de vingt-deux musiciens et trois chanteurs : Maitre Pierre (projectionniste), le truchement (une présentatrice) et Don Quichotte fasciné par la machine à images de Maitre Pierre.

Un hommage au théâtre de marionnettes et aux films muets…
L’envie, de proposer la création d’un monde onirique, grâce à un travail sur l’image, suranné et poétique.

Alban Richard

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2nde partie : Concertino Nervoso

Chorégraphie sur une œuvre pour percussions, voix virtuelle et dispositif électronique.

Conception/Chorégraphie : Alban Richard
Musique : Arnaud Petit
Danseurs : Max Fossati, Laurie Giordano, David Lerat
Mise en ondes : Alexis Baskind
Percussions : Fabrice Marandola
Soprano virtuelle : Julianne Klein
Lumières : Valérie Sigward
Informatique musicale : Joseph Malloch

Nervoso est construit sous la forme de quatre études.
Chaque étude est un moment qui se défini par ses qualités.
Le même matériel est utilisé pour toutes les études : les formes, les dynamiques et la couleur des corps se transforment en fonction des textures, de la vitesse…

  1. Sec,  très vif, nerveux
  2. Fluide, rapide, doux
  3. Minéral, très lent, continu
  4. Liquide, rapide, rythmique

Alban Richard

L’idée de l’œuvre repose notamment sur le potentiel dramatique de la percussion. Le percussionniste, devant la multiplicité de son instrumentarium, est ici emblématique d’une sorte de « deus ex machina ». Si cela participe de la virtuosité éventuelle propre à son art, cela implique aussi un rapport à l’espace intrinsèquement différent, que l’on peut par exemple observer dans  le soin extrême apporté à la disposition des instruments dans l’espace. De ce point de vue la percussion est un monde dans le monde, un théâtre dans le théâtre du concert. Ici, le percussionniste se trouve, de par sa manière de « battre l'espace », un danseur.

Le percussionniste est en quelque sorte l’ordonnateur d’une mémoire, de pensées et de voix, capturées par l’enregistrement, dont une grande partie appartient à des voix disparues, qui se mêleront à des emprunts au monde de la fiction ainsi qu'une voix de soprano (Julianne Klein) interprètent des textes présocratiques, autant de lectures du monde d'alors. En ce sens, « Nervoso » s’apparente à un opéra, mais dépourvu de chanteurs sur la scène.
« Nervoso » a été finalisé lors d’une résidence du compositeur  à l’université McGill de Montréal en janvier 2007. Les compétences de deux équipes de recherche et de création de l’université y ont été sollicitées : celles du Input Devices and Music Interaction Laboratory (IDMIL), pour la capture et le traitement du mouvement, et celles du Studio de composition électronique (DCS) pour tout ce qui touche à l’interface temps/réel et à la spatialisation du son.

Arnaud Petit

Production : ensemble l’Abrupt
Coproduction Le Forum / Opus - CRD de Blanc-Mesnil.

Remerciements à l’équipe du Forum du Blanc-Mesnil.