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With my limbs in the dark
Commande de l'IRCAM - Création juin 2009
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Commande de l’IRCAM d’une pièce solo sur une création musicale du compositeur Paul Clift.
Projet Cursus 2, création mondiale.
Musique : Paul Clift
Chorégraphie : Alban Richard
Danseuse : Laurie Giordano
Musiciens : Ensemble L'Instant Donné (flûte basse, clarinette basse, percussion, alto) et Elizabeth Calleo
Réalisation Informatique Musicale : Paul Clift
Encadrement pédagogique : Emmanuel Jourdan
Création lumières : Valérie Sigward
Costume : Corine Petitpierre
Texte : Joseph Brodsky
Durée : 20’
L'œuvre "collaborative" du chorégraphe Alban Richard et du compositeur Paul Clift met en relief le mouvement chorégraphique à travers un dispositif de diffusion sonore attaché au corps même de la danseuse. Autour d'elle, trois musiciens seront pourvus de dispositifs électroniques implémentés, là aussi, dans le corps même des instruments de musique. Ainsi les potentialités acoustiques de la clarinette, du violoncelle et de la grosse caisse pour amplifier, filtrer et transformer des sons projetés dans l'instrument se mélangeront aux sonorités de l'instrument lui-même et à leur traitement électronique en temps réel. L'effet d'ambiguïté entre le monde électronique et le monde instrumental est poussé à un point jamais atteint par ce dispositif original.
La danseuse de son côté contrôle la directionnalité et le filtrage des sources placées dans ses mains par ses gestes. La partition chorégraphique, véritable chronologie d'événements spatiaux, est intégrée à la partition musicale. La danseuse est donc considérée comme une musicienne à part entière : que les expressions sonore et chorégraphique se rejoignent ainsi à travers le mouvement était l'idée de départ du projet. Alban Richard a d'abord composé plusieurs sections dansées à partir des sons diffusés par la danseuse. Le compositeur y a ajouté la musique et une forme. Finalement, le chorégraphe retravaille l'ensemble en fonction de la partition musicale. Se crée ainsi une sorte de processus de création circulaire, où l'une des disciplines se met à l'écoute de l'autre, alternativement. L'espace dans lequel évolue Laurie Giordano se structure lui aussi comme un processus circulaire et spiralé : partant de la marche, la danse nait de l’accumulation, de la construction et de la déconstruction de cellules chorégraphiques. En résulte une sorte de poétique de l'austérité, selon un travail à la fois complexe et minimal, portée par les mots de Joseph Brodsky.Coproduction :
Avec la participation du 104, du Centre National de la Danse à Pantin et du Forum du Blanc Mesnil (mise à disposition des studios pour les répétitions).
Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère, mécène principal pour l’innovation à l’ircam et de la Sacem (bourses d’étude aux jeunes compositeurs du Cursus 2).